La Métisse s’engage à titre bénévole
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La Métisse s’engage à titre bénévole

Le Maroc, et tout particulièrement la région du Moyen-Atlas, disposent d’une tradition de l’art du textile de grande qualité technique et d’une originalité esthétique qui ont marqué l’histoire et l’identité de cette région, extrêmement riche et aux références mondialement connues dans le domaine des tissages, tapis, broderies…
Toutefois, pour diverses raisons, dont l’une des principales est la globalisation des échanges commerciaux, ce patrimoine se trouve en péril.

Un patrimoine à préserver

Les acteurs de la filière se trouvent confrontés à une submersion du marché local par des produits d’importation à bas coût. Les producteurs locaux de matière première (laine) et les ateliers de tissage ou de broderie se trouvent confrontés à une importante diminution de leurs débouchés intérieurs.
La production textile est pourtant toujours d’utilité dans notre société contemporaine, tant pour ses qualités d’économie locale, de patrimoine artistique qu’en matière de développement durable.
Pour tenter d’y remédier, Fatima LEVEQUE élabore en 1999 une identité de produit « La Métisse ». Elle crée une première collection textiles de la maison et s’engage pour un développement solidaire Nord Sud.

Une démarche, une identité, une éthique.
En 2007, La Métisse lance sa ligne de tapis contemporain au point de tribu « Zaïne » spécialité de cette région et obtient le label STEP pour le commerce équitable des tapis faits mains.
En 2015, une ligne de tapis est réalisée dans les ateliers de nos coopératives pour Diacasan Edition et en 2017 la ligne kilims expérimentée.
Cependant, des problèmes sont régulièrement apparus durant toutes ces années d’expériences, aussi bien pour la laine, la teinture, le tissage ou la broderie.
Le pilotage d’un diagnostic global de la filière co-piloté par La Métisse en avril 2019, a permis de faire un état des lieux sur deux points essentiels que sont la production et le traitement de la laine jusqu’à son utilisation dans le tissage en passant par sa teinture.
Le projet qui en a découlé a pour objet de reconstruire dans cette région du Moyen Atlas marocain, un « écosystème » local, inscrivant les savoir-faire traditionnels dans une démarche de création contemporaine et de préservation d’un patrimoine menacé.
De plus, pour s’inscrire dans un cadre global de l’accélération du réchauffement climatique et de la diminution de la ressource en eau, nous devons diminuer drastiquement et rapidement la consommation des ressources naturelles, matérielles et énergétiques et réinventer des processus de fabrication.
L’enjeu est donc de construire un projet coopératif de développement local s’attachant à valoriser des savoir-faire et un patrimoine immatériel.

« Cette situation m’a conduite à m’engager encore davantage auprès de cette population pour retrouver des savoir-faire égarés, dans les domaines du tissage, de la teinture et de la broderie, pour revaloriser une filière à partir de productions locales de laine et de plantes tinctoriales au sein de l’association « Les liens d’Alouane ». En savoir plus Les liens d’Alouane